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Par Lusiana Windu


Chapitre 27

Quelques minutes plus tard, nous étions attablées dans une grotte sombre, bruyante, enfumée et d’un chic douteux. Si c'était ça le must sur Tatooine, vivement que nous partions. Je n’étais pas bégueule. Mais là, je commençais vraiment à avoir envie d’un peu moins de saleté.
« _Kiara, tiens Buzz à l’œil pendant que je vais au petit coin.
_Tu n’as peur de rien, Sister. A en juger par l’endroit, j’ose à peine imaginer la couleur du carrelage.
_Ne t’inquiète pas. Je veux juste contacter nos hommes.
_D’accord Sister.
_Je fais vite. Sois sur tes gardes.
_Toi aussi. J’ai un mauvais pressentiment.
_Alors nous sommes deux. »

Je me mis dans un recoin sombre, d’où je pouvais voir l’intérieur de la salle de la cantina. Je pouvais aussi apercevoir la porte d’entrée et la table de ma sœur. Je regardais la clientèle. A l’image de la planète, c'était complètement cosmopolite. Je sondais à la ronde, en espérant qu’il n’y ai pas de Gotal, ces êtres sensibles dans les parages. Pour le moment aucune menace ne provenait directement des clients de la Grotte du Krayt. Pourtant, je continuais de suspecter quelque chose. C’était encore vague. Mais ça persistait.
« _Nous avons repéré ce qui nous intéresse. » Annonçais-je alors une fois que Mace eut répondu à mon appel. « Soyez au vaisseau dans deux heures. Nous vous y rejoindrons. Faites que le vaisseau soit prêt à décoller.
_Je n’aime pas ça. C’est trop facile.
_Je n’aime pas ça, non plus. Mais dans une heure l’affaire sera faite, il ne nous restera plus qu’à nous en aller.
_Alors nous laissons tomber ce que nous étions en train de faire ?
_Continuer à donner le change. Nous avons fait en sorte d’être en possession de ce qui nous intéresse. On nous le confiera dans une heure.
_Explique-toi. Comment y êtes-vous parvenues ?
_Nous en reparlerons plus tard. Je ne peux pas parler pour le moment. Mais quelque chose me dit qu’une fois cela fait, nous aurons tout intérêt à déguerpir au plus vite.
_D’accord. Nous serons au vaisseau. Dès que vous serez à bord nous décollerons.
_A toute à l’heure. »

Je revins auprès de Kiara. Buzz nous avait servi des boissons aux couleurs douteuses. Je n’avais pas vraiment envie d’y toucher. Je vis ma sœur qui observait tout. Je savais ce qu’elle faisait. Elle notait chaque détail dans sa tête. Ce réflexe d’observation de l’écrivain nous servait aujourd’hui à ne rien laisser passer de ce qui nous entourait. Mais cette fois, il ne s’agissait plus d’écrire une histoire. Il s’agissait de la vivre.

Buzz écoutait la musique et se tortillait au rythme chaloupé des instruments, notamment cet étrange piano que j’avais entendue joué par Max Rebo, cet Orto aux allures d’éléphant bleu, chez Jabba. Quand je reconnu le morceau, je crus rêver. Non ! Ce n’était pas possible qu’ici on connaisse ça ! Et pourtant c’était bien les accords du générique de La Croisière S’Amuse qui résonnaient dans la Cantina. Et c’était bien les paroles qu’une espèce de teckel hirsute chantaient d’une voix vaguement sinatrasienne.
Loooove ! Exciting and new !
Come aboard, we’re expecting you.
And looove !
Life’s sweetest reward !
Let it flow !
It flows back to you !
The love boat
Soon will be making another run
The love boat
Promises something for everyone !

Non seulement la musique d’ambiance était une sombre daube, mais en plus la Cantina n’avait été aussi bruyante. La fumée du narguilé de Hoo-kah devenait vraiment insupportable. Ses volutes grises nous piquaient les yeux. Et nous avions surtout à l’esprit l’opération que nous étions en train de mener. Nous avions hâte de pouvoir retourner chez Ad pour prendre livraison des gens que nous lui avions achetés. Une heure… Une petite heure. A peine un trajet Rennes St Malo. Et nous serions partis de ce caillou surchauffé. Une fois Shmi et son fils à bord du Reine de Hapes, nous serions tranquilles pour un bon moment, jusqu’à Coruscant. Et là, Palpatine ne pourrait plus rien contre Anakin. D’autant plus que l’enfant et sa mère en sécurité, nous nous attacherions à tout faire pour empêcher Palpatine de devenir chancelier.
Mais il nous restait encore une heure avant de pouvoir nous en aller. Et il pouvait s’en passer en une heure.

Nous regardions les clients tour à tour, cherchant à trouver quelque chose qui aurait pu nous expliquer ou nous mettre sur la voie de l’explication à ce mauvais pressentiment qui nous animait ma sœur et moi. Ce qui m’inquiétait encore plus, c'était que Mace le partageait.

« _Sister, dans le coin du bar. Il y a un Anzat. » Me fit remarquer Kiara.
« _Je l’ai vu. Mais je ne pense pas qu’il soit une menace pour nous. Combien de temps reste-t-il à attendre ?
_Un peu plus d’une demi heure.
_Dis-moi, tes affaires sur Naboo étaient plutôt fructueuses, si j’en juge par la somme que tu as pu dépenser en un rien de temps.
_C’était pas mal, en effet. J’ai fait rapidement mes comptes. Nous aurions pu encore acheter une trentaine d’esclaves.
_Sister…
_Quoi ?
_Ne te prends pas pour Schindler, ma sœur ! » Dis-je en plaisantant.
« _Ouai, et bien n’empêche que nous pourrions retourner chez Ad, et en acheter d’avantage.
_Et nous les transporterions comment ? Déjà que nous allons être sérieusement à l’étroit. » Je lançais en même temps un message subliminal à ma sœur pour faire attention à ne pas trop parler. Nous devions rester sur nos gardes jusqu’à la dernière seconde. « De toute manière, Ad nous a vendu tout son personnel. Nous en avons déjà acheté de trop.
_Nous sommes des femmes. Si Shadi et Dorlan disent quoi que ce soit, ils n’auront qu’à s’en charger eux même la prochaine fois.
_Tu as raison. »
Jouer la comédie. Il fallait tenir encore quelques temps. Buzz faisait semblant de ne pas écouter notre conversation. Mais je n’avais aucune confiance en lui. C’était dans sa nature, c'était devenu un réflexe pour lui de tout écouter. Et je ne doutais pas un seul instant qu’il était toujours en train de le faire, sous ses airs absents.
« _Je le sens mal. » Dis-je alors entre mes dents au bout de quelques minutes.
« _Ne t’inquiète pas. Tout va bien se passer.
_Je le sens mal quand même.
_Ne te focalise pas sur tes sentiments. Reste concentrée sur l’instant présent.
_Et bien justement, l’instant présent me dit que nous ferions bien de retourner chez Ad pour activer l’histoire.
_Comme tu veux, Sister. Qu’est ce qu’on fait de lui ?
_On le garde avec nous jusqu’à l’embarquement. On ne sait jamais. Je prefere garder un œil sur lui.
_D’accord. Passe devant. Je vais payer la note. Prends un peu d’avance avec lui. Je vais contacter les hommes.
_Entendu. Buzz, on s’en va. » Mais le Brownie fit semblant de ne pas entendre, et continua de se tortiller sur son siège en cadence. « Buzz ! On s’en va !
_Vous avez encore besoin de moi, Zweena ?
_Oui. Tu restes avec nous jusqu’à ce qu’on te dise de t’en aller. Tu seras payé à ce moment là. Et comme tu nous as bien aidées, nous te donnerons un petit bonus.
_Alors ça, c’est gentil, Zweena. Vraiment ! Je peux continuer à travailler pour vous aussi longtemps que vous le voudrez.
_Tais-toi et suis-moi.
_Oui, Zweena. Bien Zweena. »