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Par Lusiana Windu


Chapitre 29

J’étais tellement surprise de me retrouver face à Dooku, sans avoir rien senti, que j’en oubliais de couper mon comlink.

Devant moi, le Dandy Galactique était joliment entouré. A sa droite, Jango Fett me regardait sous son casque acier et bleu. Je ne pouvais voir ses yeux. Mais je devinais aisément l’éclat mauvais qui pouvait y briller, ainsi que son rictus de satisfaction. Je pouvais aussi deviner l’odeur de phoque qui pouvait émaner de lui. Dieu merci, son armure mandalorienne était aussi hermétique qu’un Tupperware. Aucun effluve nauséabond ne parvenait à mes délicates narines. A moins que celles-ci ne fussent déjà habituées à la puanteur ambiante de Tatooine. En tout cas, l’idée du bouillon de culture qui devait régner à l’intérieur de cette combinaison, surtout par cette chaleur, me soulevait le cœur. Il allait avoir bien besoin de Tahiti, pardon, de Tatooine Douche !
En même temps que j’avais franchi le seuil de l’échoppe de Watto, j’avais entendu le roulement métallique de deux droidekas qui arrivaient pour m’empêcher de prendre mes jambes à mon cou. Si, je vous assure, c’est bien cette expression qu’on utilise pour dire qu’on s’en va à toute vitesse. Je n’ai jamais bien compris pourquoi. Essayez donc de courir avec les jambes à votre cou, si tant est que vous puissiez être assez souple pour le faire !
Buzz avait du réussir à le faire, puisqu’il avait tout bonnement disparu.

Le comte s’était approché de moi. Il vint placer sa lame rouge au ras de ma carotide, au cas où j’aurais eu tout de même l’idée saugrenue de foncer dans le tas.
« _La fête est terminée, Lusiana.
_Zut ! Faut toujours que j’arrive à la bourre moi ! Y’a même plus de Birlou ! » Répondis-je alors que deux battle droïdes me passaient des menottes magnétiques aux poignets derrière le dos.
_Je suis déçu. J’aurais cru que tu te serais un peu plus défendue !
_Pourquoi faire ? Pour vous donner l’occasion de me faire goûter de votre lame ?
_Non. Juste te rabattre ta superbe. Tu es trop orgueilleuse, Lusiana.
_Vous savez ce qu’on dit, Père. Les Hutt n’engendrent pas de scurrier. » Répondis-je crânement, alors que l’un des battle droïde me tiraient fermement par le bras vers la sortie.
« _Emmenez-la. » Se contenta de répliquer Dooku après m’avoir confisqué mon sabre laser.

On me fit monter dans un speeder. Fett s’installa derrière moi. J’étais sous bonne garde.
Bon, et bien il ne me restait plus qu’à espérer que les autres s’en sortaient mieux que moi. Il ne me restait plus qu’à espérer qu’ils viennent me délivrer. Je ne savais pas ce que Dooku me réservait, mais je me doutais que ça n’allait pas être une partie de plaisir.
Pendant que je me faisais coffrer par le Dandy et Wiskas (ben oui, vu qu’il faut un ouvre boite pour le sortir de son armure), j’ignorais ce qu’il advenait de ma sœur et des esclaves que nous avions achetés.

Ce n’était guère brillant. Quelques instants après mon départ, Kiara, sur ses gardes pourtant, escortait la petite meute vers notre vaisseau, enregistré sous le nom de Lost Heart, pour préserver son incognito et le notre.
Ma sœur et sa petite troupe avaient une bonne partie de la ville à traverser. Et il allait être difficile de le faire à pied.
« _Nous allons devoir prendre des speedo-taxis. Sorlon, aidez-moi. Il va nous en falloir au moins quatre.
_Bien, Maîtresse.
_Et cesse de m’appeler comme ça. Nous ne vous avons pas achetés pour vous exploiter.
_D’accord, Maîtresse. »
Kiara soupira de lassitude alors que Sorlon se précipitait sur la place pour trouver quatre véhicules. Ma sœur en profita pour contacter Mace et Qui-Gon afin de leur expliquer la situation et les complications que nous venions de connaître chez Ad le Rodien.
« _Vous avez fait quoi ? » S’était écrié Mace en apprenant la nature de notre shopping.
« _Il n’est plus temps d’en discuter. Ce qui est fait, est fait. Pour le moment nous avons Jabba sur le dos. Et Dooku nous a précédés ici, pour nous prendre de vitesse et nous mettre des bâtons dans les roues.
_Mais voyons ! » Avait protesté Qui-Gon. « Dooku est un Jedi. S’il nous a précédé ici, c’est qu’il aura été envoyé par Yoda pour nous venir en aide.
_Alors pourquoi ne nous a-t-il pas contacté d’une manière ou d’une autre ? Et puis, réfléchissez un peu. Nous sommes quatre maîtres pour cette mission.
_Trois. » Rectifia Mace.
« _Oui, trois. Si vous voulez. Mais pensez-vous sérieusement que le Nain Vert aurait envoyé un quatrième maître pour nous aider ? Il a donc si peu confiance en vous deux sans parler de Lusiana ?
_S’il vous plaît ! Pourriez-vous vous en tenir à ce que nous avons dit ?
_Je crois que votre incognito est aussi efficace qu’un pet de scurrier dans un bandfill ! »
Les deux hommes n’avaient su quoi répondre.
« _Rendez-vous au vaisseau. Nous allons nous occuper de Jabba. » Finit par conclure Qui-Gon.

Sorlon avait enfin réuni les quatre véhicules demandés par Kiara. Et elle commença à y faire monter tout le monde.
Soudain, tout alla très vite.
Des droidekas arrivèrent de toutes les rues et cernèrent toutes les issues de la place.
Comment faire pour ne pas risquer la vie de ces gens ? Kiara ne doutait pas un seul instant que les engins de la Fédération allaient faire feu au moindre signe de tentative d’évasion ou de résistance. Elle était seule contre une demi douzaine de droidekas. Elle était piégée.
Elle activa alors discrètement son comlink. Ti, ti, ti. Ta. Ta. Ta. Ti, ti, ti. Elle répéta ces cliquetis à plusieurs reprises.
« _Seipher ! Je t’en prie. » Invoqua-t-elle. « Je t’en prie ! Dis leur que je suis dans la panade. Sister ! Active ! Je suis mal, là ! »

J’avais senti l’appel de détresse de ma sœur dans la Force. Mais j'étais impuissante. Car au même moment, je tombais dans le piège de Dooku, oubliant de couper ma communication avec Mace.
« _Iana ? Iana ? Iana ! Réponds ! »
Mace avait attendu quelques secondes. Mais je n’avais pu répondre.
« _Quelle tête de shaak !
_Qu’est ce qu’il se passe ?
_Je ne sais pas. Mais ce n’est pas très bon. Je crois que les filles ont des problèmes. J’ai cru reconnaître la voix de Dooku derrière Iana. »
Qui-Gon fronça les sourcils, soucieux.
« _On dirait bien qu’il est là, effectivement. »
Le trouble que Mace sentit chez son ami l’empêcha de le questionner d’avantage.

Les deux maîtres Jedi entendirent alors les cliquetis envoyés par le comlink de Kiara. Ti, ti, ti. Ta. Ta. Ta. Ti, ti, ti.
« _Qu’est ce que c’est ? » Demanda Mace alors qu’ils retournaient chez Drazik le Gran dans un pousse-pousse.
« _C’est le comlink de Kiara. Il doit avoir un problème. Je n’arrive pas à établir le contact.
Ma sœur ne cessait d’envoyer le message à intervalles réguliers, de manière répétitive.
« _Décidément, ça continue. Il doit être en panne. A moins qu’il n’y ai des interférences. » Suggéra Windu.
« _C’est trop régulier pour que ce soit une panne. » Rétorqua Qui-Gon.
« _On dirait du Morse. » Fit remarquer Fred.
« _Du Morse ? » S’étonna Obi-Wan.
« _Oui. Du Morse. C’est un langage codé utilisé sur Terre.
_Et tu sais ce que ça veut dire ? » Lui demanda Mace.
« _Non. Je ne connais pas le Morse. Le seul message que je connais, c’est SOS.
_SOS ? Qu’est ce que ça veut dire ?
_C’est le message de détresse. SOS, quoi. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je sais juste que c’est le code employé pour demander de l’aide. Y’a May-Day aussi. »
Ti, ti, ti. Ta. Ta. Ta. Ti, ti, ti. Le comlink de Qui-Gon continuait de recevoir le message de Kiara.
« _On dirait bien que c’est SOS, ça ! » S’écria Fred après avoir écouté attentivement. « Maman envoie un SOS.
_Bon sang ! Je le savais ! Nous n’aurions jamais du les laisser ensemble ! Je savais que cela aurait mal fini. » Bougonna Mace. « Vous deux, continuez sans nous. Retournez au vaisseau, et restez-y. Ne le quittez sous aucun prétexte. » Ordonna-t-il aux deux jeunes garçons.
« _Mais… » Commença à protester Fred.
« _Préparez le vaisseau. Qu’il soit prêt à décoller. » Répliqua Qui-Gon.
« _Maître, où allez vous ?
_Au palais de Jabba. » Répondit Mace. « En espérant que c’est là qu’elles seront. »